Posted by: vincboon | January 12, 2011

Premiers tours de roues dans le désert avant…

Après l’ascension du Damavand, nous sommes partis en vélo vers le sud. Nous avions prévu de rejoindre Shiraz en 2 semaines en passant par Isphahan, Yazd, les sites de Persepolis et Pasargadae. Notre route commençait par la traversée du désert du Dasht-e-Kavir. Nous nous réjouissions d’avoir cette première expérience en traversant ce désert réputé. Nous avions bien analysé différentes cartes et le parcours était difficile mais sécurisé. Nous le pensions vraiment et aucune information ne nous est parvenue nous contredisant. Nous sommes partis le 4 septembre de Téhéran en bus vers Semnan, à l’Est de Téhéran. Nous voulions sortir de la ville en bus pour ne pas être pris dans un trafic trop dangereux.

C’est en voulant prendre notre bus que nous avons rencontré Diego qui cherchait à rejoindre le sud du désert du Dasht-e-Kavir pour y passer quelques jours. Comme nous allions passer là où il s’arrêtait, nous avons proposé de nous retrouver sur place et de passer un peu de temps ensemble. On s’est donc échangé nos numéros de téléphone et nos adresses mails. Il devait nous contacter pour voir où nous en étions et si la rencontre était possible. Et puis nous sommes partis, chacun de notre côté.

Arrivé à Semnan, nous avons fait quelques courses et demandé notre chemin. Certaines personnes nous avaient dit -pour autant qu’on puisse communiquer car peu de gens parlent l’anglais dès qu’on quitte les grandes aglomérations – que la route était mauvaise, qu’elle n’était pas asphaltée et qu’il valait mieux passer par le Nord vers Damgan. Comme ça nous faisait un détour de 250kms, nous n’avons pas suivi leurs conseils et avons continué sur la route prévue. Nous avons donc pris la route directe vers le désert, nous avons croisé des voitures et des camions. Nous sommes passés dans un village et personne ne nous a avertis que cette route était interdite. Il n’y avait pas de panneaux interdisant l’accès à la route, la route était bonne, il n’y avait rien de spécial qui nous aurait averti qu’il y avait un danger à la prendre. Dans notre quête de voyage, cette route était la première étape qui s’annonçait merveilleuse.

 Le soir, nous avons passés un moment incroyable en plein milieux de nulle part mis-à-part quelques lumières de la ville et des voitures qui passaient par longues intermittences sur la route un peu plus loin. Nous avions fait un feu, la lune était pleine et on sentait en nous cette soif de liberté.

 Le lendemain, samedi 5 septembre, nous avons continué sur cette route environ 15 kms avant que des soldats ne nous arrêtent et nous disent enfin que cette route était interdite. Les contacts étaient plus que normaux, pas d’agressivité, pas de reproches, pas de menaces. Ils nous ont simplement demandé de revenir sur nos pas vers Semnan et de prendre une autre route. C’est en revenant sur Semnan que la police s’en est mêlée. Ils nous ont arrêtés 2 fois pour vérifier nos passeports et nos visas. Mais nous avons continué en vélo jusque Semnan. Arrivé à Semnan, la police est revenue pour nous demander de les suivre au poste de police. Nous les avons suivis. Au poste de police, nous avons trouvé quelqu’un qui parlait l’anglais. Cette personne est devenue notre interprète pour une série de questions que les policiers ont commencé à nous poser sur notre présence dans le pays, comment nous étions arrivés et ce que nous avions fait en Iran depuis notre arrivée. Ils ont porté une attention particulière aux photos prises sur le Damavand et sur la route que nous avions prise. Aucune photo ne faisait référence à une quelconque activité d’espionnage mais le moindre détail était source d’accusation.

L’attente a été notre principal activité cette journée jusqu’au soir où ils nous ont annoncé qu’on serait retenu en prison pour la nuit. Nous n’avions pas encore pu contacter l’ambassade et ils nous avaient pris nos téléphones. Je me suis énervé pour appeler l’ambassade. Ca nous a valu d’être plaqué contre le mur et de recevoir des menottes pour être emmenés à la prison locale. C’est là que notre voyage s’est arrêté. Depuis ce moment là, nous ne pouvions qu’espérer être relâché rapidement. Ca prendra 3 mois, 3 longs mois…

Posted by: vincboon | January 5, 2011

One year later…

Voici 1 an exactement, je remettais les pieds sur le sol belge un peu en avance mais heureux du dénouement.

Le dernier post avait été mis depuis l’Iran. Après avoir monté le Damavand, Ides et moi partions vers le désert pour entamer 2 semaines de vélo à travers le désert, à la découverte des grands sites de ce pays millénaire, à la rencontre d’autres iraniens.

 Notre voyage commençait à Semnan, petite ville à l’Est de Téhéran que nous avions rejoint en bus pour éviter les routes dangereuses d’Iran avec des conducteurs sans peurs mais qui peuvent donner des frayeurs aux autres usagers de la route…

Les rencontres étonnantes avaient continuées à Téhéran. Alors que nous prenions notre bus, nous avons rencontré Diégo Mathieu,  jeune belge en voyage à travers le monde quiprenait un bus vers le sud du désert que nous comptions traverser en vélo. La probabilité de rencontrer un belge francophone résident de Woluwe-Saint-Pierre à Téhéran est quasi nulle mais existante. C’est une des beautés du voyage, les probabilités rares qui se réalisent. Nous nous étions rapidement échangés nos numéros avant de partir chacun de notre côté en espérant nous revoir plus longuement. Ce sera le cas … mais dans des circonstances inattendues : 1 mois plus tard, des bandeaux sur les yeux, un pyjama bleu en guise d’unique vêtement, enfermés dans la même prison, interrogés pour le même crime d’être de simple voyageur dans un pays à l’espionite aigue…

Voilà la réalité que nous avons finalement rencontrée, un emprisonnement de 3 mois dans la tristement célèbre prison politique d’Evin à Téhéran. 3 mois marqués par la peur du lendemain, l’absence de contact, les interrogatoires sans fin,…

C’est une expérience que nous ne conseillons à personne mais qui se trouve être le quotidien de beaucoup de gens dans ce pays.

C’est une expérience remplie d’émotions contraires qui nous assaillent dans notre solitude mais également dans nos partages.

C’est une expérience qui forge le caractère mais qui peut détruire également.

Une amie me disait qu’un blog devait toujours être clôturé. Voici 1 an en 4 mois, je postais mes dernières nouvelles. Voici 1 an que je suis rentré de mon voyage et je me décide enfin à raconter mon aventure sur mon blog qui finalement était mon voyage. Ce n’était pas prévu mais comme dit précédemment, c’est ça le voyage : l’imprévu et sa gestion !

Posted by: vincboon | September 3, 2009

Damavand 5671m!

Dimanche 30/08

Nous sommes partis vers le Damavand. L’organisation prend tout en charge. Avant de partir vers les montagnes, nous sommes passés à l’ambassade belge pour prendre un drapeau belge à exhiber au sommet. Ca nous permet de laisser nos coordonnées et de faire une copie de notre passeport à leur laisser.

Le trajet vers le Damavand est magnifique quand on arrive dans les montagnes. Nous passons dans des vallées très profondes et escarpées. Des villages sont suspendus sur les flancs de collines. La végétation est assez hétéroclite mais le bas de la vallée est florissant. La route suit les dédales de la vallée pour nous mener de village en village. On passe dans un pick up pour rejoindre le village de base de l’ascension. Ca nous permet de faire les aventuriers à l’arrière du pick-up et de profiter un maximum des vues qui s’offrent à nous. C’est un autre monde que nous découvrons avec plaisir.

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L’arrivée au camp de base est joyeuse. Le guide est jeune et sympathique. Il parle bien l’anglais. Le camp de base est par contre moche. Il y a plein de crasses et ce n’est pas vraiment bien tenu. 4 à 5 personnes vivent durant l’été dans ce camp mais ils ne se soucient guère de la propreté… Ce qui est interpellant, c’est de voir une mosquée dans ce petit coin de montagne. Il y a 3 bâtiments dont le plus grand est une mosquée surmontée de sa coupole dorée et d’un minaret miniature. En Europe, on trouve bien des églises suspendues sur des rochers inatteignables…

Les vues sont par contre grandioses. Ce soir, la vallée est remplie de nuages qui doivent se maintenir 500m en dessous du camp de base. Avec la lune, les montagnes en face et l’ambiance de la montagne, je retrouve ces sensations uniques d’être seul au monde et de profiter d’un tableau inoubliable.

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Lundi 31/08

Aujourd’hui, montée vers le second camp à 4200m. Le réveil est tardif mais nous avons le temps. L’ascension est facile. Les vues ne changent pas beaucoup mais la découverte du refuge à 4200m est grandiose. On le rejoint par le bas et l’approche est longue mais agréable. Le refuge a été terminé voici 1 an et offre un confort digne des refuges alpins. Il ya peu de monde avec nous. En fait, nous ne rencontrons quasi pas d’alpinistes mais il y a 4 personnes dans le refuge qui installent des cellules photovoltaïques.

Après un court repos et un bon lunch, nous remontons encore 200m pour l’acclimatation. On profite beaucoup de la vue sur la vallée, du jeu des nuages et de leur ombre ou de ceux qui se faufilent dans la vallée.

Ides est moins acclimaté que moi. Il vient du niveau de la mer mais on reste prudent pour ne pas forcer.

Mardi 01/09

Réveil à 7h30 pour une journée d’acclimatation. Nous montons à 5000m en 3h et redescendons pour le déjeuner. La montée est plus difficile que la veille. On ressent les effets de l’altitude sur le souffle et aux maux de tête. La nuit avait été bonne mais on est quand même un peu fatigué.

Petite anecdote pour donner l’ambiance du groupe. Arrivé à 4950m, le guide propose de s’arrêter là, de se reposer et de redescendre, ce qu’Ides approuve joyeusement. Voyant que nous sommes à 50m des 5000m, je propose, dans ma fougue de l’altitude, de continuer les 50 derniers mètres qui sont un peu plus compliqués. Les 5000m atteint, Ides nous rejoint le souffle un peu court et nous demande, avec une voie qui ne cache pas son mécontentement d’avoir du faire cet effort supplémentaire, si ces derniers mètres étaient VRAIMENT nécessaire… Pardon Ides de t’avoir fait souffrir inutilement ce jour là !

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En redescendant, on déjeune, se repose et on fait une bonne toilette dans l’eau glacée des torrents. Il faut un peu se forcer mais ça fait un bien fou.

On appréhende un peu la montée du lendemain et on en profite un maximum pour se reposer. Selon le guide, il y a un peu moins de 60% de réussite de l’ascension, c’est peu!

Mercredi 02/09

Réveil à 5h00 pour commencer l’ascension vers 6h00. Nous partons quand les premiers rayons de soleil commencent à poindre. Je suis habitué à partir plus tôt et d’arriver au sommet au lever du soleil. Cette fois-ci, ce n’est pas nécessaire car les conditions climatiques et la qualité du terrain ne nécessite pas de partir la nuit. Le ciel est dégagé et nous apercevons le sommet. C’est réjouissant et nous donne la force de commencer.

Nous connaissons déjà une bonne partie de la montée l’ayant fait la veille et l’avant-veille. Il n’en reste pas moins que nous devons fournir l’effort de manière constante sans se forcer. La progression est bonne et nous arrivons à 5000m après 3h comme la veille. Une fois que les premiers rayons nous éclairent, le froid se fait moins intense. Toutefois, le vent est plus fort en altitude et donne une sensation de froid plus piquante. Nous avons oublié le drapeau belge au refuge. L’idée est venue d’aller le rechercher mais ce serait mettre en péril notre ascension. Tant pis pour le côté patriotique cette fois-ci.

10h00, nous arrivons à 5400m. Le temps s’est couvert ce qui rend les conditions plus difficile. Notre progression est quand même excellente.

Depuis notre départ, nous avons croisé plusieurs personnes qui descendaient. Ce sont des gens qui sont partis vers 4h00. Il s’agit d’amateurs qui sont partis sans aucune préparation. Leur matériel est pauvre, on voit parfois des vestes déchirées qui recouvrent de malheureux pulls en laine. Ces gens n’arrivent pas au sommet car ils ne sont pas préparés, pas acclimatés, n’emportent pas le nécessaire. De vrais imbéciles, inconscients et dangereux. En montagne, on ne joue pas. Celle-ci est difficile et mortelle et un minimum de préparation est nécessaire. En les voyant redescendre, on comprend mieux le faible pourcentage de réussite de l’ascension, ça nous frustre même un peu de savoir qu’on est comparé à eux…

La dernière partie de l’ascension se fait dans la neige. Celle-ci est bonne et ne freine pas la progression. Avec le brouillard, on ne voit pas loin. Des différentes personnes qui sont montées avant nous, il n’en reste qu’un. Il reste devant nous et semble vouloir arriver absolument avant nous au sommet. On l’a aperçu et il est tout aussi pauvrement équipé que ceux qu’on a croisés. Il s’écroule parfois et on aimerait lui dire de redescendre avant qu’un accident arrive. Nous avançons au milieu des vapeurs de souffre qui s’échappent par des cavités parfois impressionnantes. Ca nous rappelle que nous sommes sur un volcan et nous apercevons parfois des roches sulfuriques plus jaunes et vertes.

11h00, le sommet est toujours invisible mais on le sait devant nous. Apprenant qu’il n’est plus qu’à 10m, je commence à courir avec le guide, c’est l’extase ! Nous y sommes arrivés après 3 jours de progression et d’acclimatation, 5h d’ascension ! Le sommet est assez accidenté et la vue n’est malheureusement pas bonne. Mais on fait les photos d’usage. Je suis ravi d’avoir réussi cette ascension avec Ides, c’est un super compagnon pour ce type de périple.

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La descente se fait en 3 heures pour arriver vers 14h00 au refuge. Après un bon thé, une bonne douche glaciale, un bon lunch, nous voici à nouveau allongé pour le repos après l’effort. Comme le dit Ides, un sommet de moins sur notre (longue) liste !!!

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Et nous voilà, au regard infini, vers d’autres aventures…

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Posted by: vincboon | September 3, 2009

Premières impressions de l’Iran

Avec Géraldine, nous avons passé le dernier jour en Cappadoce et à Istanbul. Cette semaine était pleine de découverte et d’émerveillement. Le fait de faire cette route en vélo et de profiter des paysages était certainement un plus dans ce séjour. La Cappadoce est une très belle région mais relativement petite. Les images qui sont bien connues avec les cheminées de fées, les cités troglodytes et les collines blanches sont regroupées dans une région anciennement volcanique.

C’est maintenant le projet d’Iran qui me guide. Je fais un bref passage à Istanbul, le temps de passer au hammam pour un bon massage et un dernier verre sur la terrasse de l’hôtel. Avec Géraldine, nous contemplons le coucher du soleil sur cette belle ville. Ensuite, ce sont les au-revoir après deux semaines passées ensemble en Turquie. Nous avons passés d’excellents moments et je la remercie encore pour tous ceux-là.

Je suis de nouveau dans l’avion. Assis à côté d’un iranien qui tient une boutique à Téhéran. Nous conversons tranquillement sur son pays mais je fais attention de ne pas parler de sujets sensibles. Je laisse venir. Il m’invite déjà chez lui pour partager le dîner.

L’arrivée à Téhéran est normale. Ides est là et nous nous retrouvons avec beaucoup de joie. Le temps de récupérer nos affaires et nous sommes partis pour la ville. Un chauffeur de l’hôtel vient nous chercher et nous avons de chouettes discussions avec lui. Il s’emballe mais est très agréable. C’est ainsi que nous avons les premières impressions sur l’Iran et la vision de sa population.

La ville de Téhéran n’est pas jolie. Nous passons pas mal de temps dans le métro pour passer à l’agence et préparer l’ascension + acheter les dernières affaires qui nous manquent. On doit s’habituer à leur monnaie et le fait de jongler avec des milliers de rials. Mais la vie n’est pas chère. Le ticket de métro coute 10 euros cents. Le Taxi nous mène de l’autre côté de la ville pour 10 euros max. Les fruits sont délicieux et ne nous coutent quasi rien. Même le matériel de montagne ne coute pas grand-chose. Mes chaussures m’ont coutées 100 € alors que c’est une super qualité.

Les gens nous regardent quand même. Ils ne voient pas souvent des touristes. Mais il n’y a aucune animosité. Au contraire, les gens nous aident s’ils le peuvent et sont souriant. On ne ressent aucun danger dans ce pays. Il faut rester prudent quand on prend des photos, il faut respecter leurs traditions (surtout vis-à-vis des femmes) mais on est accueilli avec beaucoup de plaisir. Ce qui nous marque le plus, c’est la rencontre avec Thomas Van Daele, un belge dont j’avais reçu les coordonnées par Anne-Catherine Vaes. Il est représentant commercial pour la région flamande et nous a invité le soir chez lui. On a passé une excellente soirée à déguster son vin apporté par valise diplomatique (je ne pense pas que beaucoup d’étrangers arrivent à trouver du vin en Iran, on est privilégié), discuter de ses expériences en Amérique du Sud et en Iran, parlementer sur la situation politique en Iran et terminer dans sa piscine et jacuzzi vers minuit. Ce fut une belle introduction quelque peu atypique de l’Iran… C’est un plaisir de rencontrer des gens qui partagent leurs expériences et nous l’en remercions chaleureusement.

Posted by: vincboon | August 27, 2009

Premiers tours de roue en vélo…

Je ne pouvais pas poster mon histoire sans parler de ces premiers jours en vélo. Sous le conseil de Géraldine et Eglantine, j’ai décidé d’appeller mon vélo Avanos, du nom de la ville où je l’ai débalé. Ca me permet de le nommer mais je n’en suis pas à l’embrasser tous les matins…

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Les premiers tours de roues ont été agréables. La route est facile, bien faite, suffisament large et la conduite des turcs permet d’être à l’aise. Avanos (habituez-vous) répond bien et je n’ai pas de problèmes (pour l’instant).

Jusqu’à présent, les kilomètres ont été limités. Nous roulons environ 50 kms par jour pour nous permettre de profiter de l’après-midi pour visiter les différents sites. Les meilleurs heures pour rouler sont en début de journée, quand la température est agréable et que le soleil de nous martèle pas trop la tête. Un réveil vers 7h00 et départ vers 7h30 est idéal mais nous partons parfois un peu plus tard.

Je tiens à féliciter Géraldine qui me suit alors qu’elle a loué un vélo moins adapté  ce type de trajet. Son VTT est bon mais moins agréable. Elle me suit courageusement et je la remercie pour ces premiers kilomètres ensemble, ils ont été très joyeux.

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Je profite également de l’occasion pour remercier le magasin “la maison du vélo” qui m’a aidé à choisir et arranger mon vélo pour ce voyage. Ils sont spécialisés pour les voyages en vélo et ont de longues années d’expérience qu’ils partagent avec plaisir. Ceux qui veulent des conseils pour du bon matériel, n’hésitez pas à leur rendre visite.

Voici enfin une photo de mon nouveau style en pure préparation pour le suite de mon voyage où la barbe pourrait être un atout…

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Posted by: vincboon | August 26, 2009

Cappadocia

Depuis l’Ararat, nous sommes déjà passés par Istanbul, Kayseri, Avanos, Zelve, Goreme, Kaymakli, Derinkuyu et Ihlara.

Les membres de l’ascension sont retournés dans leur pays respectifs. Je ne les ais pas cités mais j’aimerais les présenter maintenant. Certains sont des amis de longue date avec qui j’ai déjà eu l’occasion de faire ce type d’expéditions. Il s’agit de Maximilien de Coster et Michel Zimer. Les avoir avec moi pour cette ascension était particulièrement important comme je partais après pour 5 mois encore. Augustin Lorent avait préparé l’ascension avec moi et je l’en remercie encore. Un compagnon sur lequel on peut compter. Géraldine Biebuyck et Eglantine Eeckhout, même si je les connais depuis quelques années, nous avons pu faire plus ample connaissance. Elles ont été des compagnes pleines d’entrain. J’ai eu beaucoup de plaisir à discuter avec elles. Géraldine continue avec moi en Cappadoce Sandrine de Wouters et Jeremy Jacquet, même si je les avais rencontré avant et que j’avais eu l’occasion de les connaitre un peu ont été de très chouettes découvertes et j’aurai encore beaucoup de plaisir à les revoir. Je regrette les personnes qui n’ont pas pu se joindre à nous que ce soit à l’avance ou au dernier moment.

Sur cette note de remerciement à ces valeureux comparses, laissez-moi vous conter la suite de mes aventures…

Retour à Istanbul. Repos bien mérité après cette équipée, nous avons fêté notre réussite au Reina. Restaurant et boite de nuit au bord du Bosphore où les gens les plus en vue se voient débarqués en bateau. Nuit de folie qui nous fait du bien et que nous avons mérités. Endroit que je vous conseille particulièrement !

Le dimanche, nous sommes repartis. Chacun prend son vol mais nous (Géraldine et moi) partons vers la Cappadoce par un vol vers Kayseri. Arrivé sur place, nous rejoignons Avanos, au centre de la Cappadoce. C’est de ce lieu que nous rayonnons en vélo pour découvrir la région. Non loin de Zelve, Goreme , Derinkuyu,… notre chemin débute là. L’arrivée est assez mouvementée. Lisez le passage en Italique pour comprendre…

En débarquant à l’aéroport avec nos bagages et mon vélo. Il nous fallait trouver la gare de bus pour rejoindre Avanos. C’est sur le parking que nous faisons la rencontre inattendue d’un homme qui, entendant que nous parlons français, nous propose de nous conduire. Il est accompagné de son père et d’un de ses associés. Il est Turc mais parle parfaitement français. Il nous prévient qu’il a juste une réunion d’une demi-heure à Kayseri avant de pouvoir rejoindre Avanos.

 Si ce n’est la hargne des chauffeurs de taxis qui se voient voler des soi-disant clients potentiels, notre confiance est vite gagnée, nous les accompagnons. C’est dans la voiture qu’il se présente un peu plus et qu’il nous explique être un conseiller privé du premier ministre Turc et qu’il va rencontrer le préfet de Kayseri et le ministre de l’énergie de la Turquie. Finalement, nous nous trouvons dans la maison du préfet à saluer le ministre et le préfet avant de boire le thé et manger des légumes.

Cette rencontre est plus qu’inattendue mais nous donne l’occasion de discuter de la Turquie et d’apprendre énormément sur ce pays aux frontières de l’Europe et du Moyen Orient, en pleine mutation politique et économique. Nous sommes captivés par ce que nous apprenons et avons l’occasion de discuter un maximum sur beaucoup de sujet. Ce moment à été une introduction parfaite à notre voyage et notre soif d’apprendre !

Premiers kilomètres en vélo hors Belgique. J’ai enfin l’occasion de déballer mon vélo et de le remonter. Voici quelques photos du moment :

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La Cappadoce est superbe et nous en profitons à fond. Vélo de cité troglodyte en  cité troglodyte. Coucher de soleil à cheval. Réveil et découverte de la région en Montgolfière, découverte des cités souterraines, promenade dans la vallée d’Ihlara… Ce voyage commence bien !!! Cette région est magnifique et un voyage de 1 à 2 semaines permettrait de vraiment vivre cette région. La quiétude de certaines vallées où les moines se sont installés est puissante. En plus des visites, nous rencontrons beaucoup de gens, des locaux comme des étrangers. Les locaux sont très accueillants et il n’est pas rare qu’ils nous proposent de nous joindre à eux pour partager une boisson de préférence après la fin du Ramadan.

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Le Ramadan vient en effet de commencer. Pas de nourriture et de boisson entre la première et l’avant dernière prière du jour. J’admire ces gens qui arrivent à tenir surtout par des journées chaudes (33°) et longues. Nous n’en sommes pas affectés et les Turcs nous proposent même à manger sans jugement.

Le mardi, nous avions décidé de ne pas manger durant la journée mais de nous permettre de boire. Nous avions choisi une journée difficile car le réveil était prévu à 4h30 pour voir le lever du soleil en montgolfière. De plus, nous partions en vélo pour rejoindre Derinkuyu, soit environ 50 kilomètres. C e fut assez rude avec la fatigue et nous nous sommes finalement arrêtés à Kaymakli, soit 10kms avant. Le soir, nous attendions avec impatience d’entendre la prière qui sonne la fin du Ramadan pour commander notre repas. Mais à 19h35, tout le monde était chez lui à manger et nous avons du attendre 30 minutes supplémentaires pour manger. Un calvaire ! Ca nous apprendra a essayer de suivre leurs rites…

Le soir est là, les bruits sont agréables, les senteurs sont apaisantes, un bon sommeil nous permettra de continuer. Voici quelques photos de cette région qui vaut plus que le détour.

 Les cheminés de fées et les villages troglodytes:

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Les fresques parfois bien conservées dans leurs églises troglodytes:

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Les montgolfières au levé du soleil:

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Moi et l’activité locale:

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La luxuriante vallée d’Ihlara:

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A bientôt

Posted by: vincboon | August 22, 2009

Mont Ararat! 5165m de pur plaisir…

Après une semaine d’absence, nous voici de retour de notre ascension. Je mets en ligne quelques pages de mon journal de bord afin de partager cette superbe expérience. Certains passages sont longs. Il s’agit d’évènements spécifiques que je voulais partager mais qui sont plus détaillés. Si vous désirez les passer, n’hésitez pas. Ils sont en italique et en paragraphe avancé. Profitez-en bien! 

Dimanche 16/08

Départ tôt le matin pour prendre notre avion à Ataturk Airport. Le vol part à 7h10.

L’arrivée à Van débute avec la rencontre de Metin, le contact de l’agence avec qui nous avons organisé l’ascension. Il ne sera pas notre guide mais nous accompagne dans notre préparation. Jeremy et Augustin nous rejoignent vers 10h30 depuis Ankara. Ils ont passé 2 semaines au Liban et Syrie. Ils sont déjà bien dans l’ambiance vacances. Le groupe complété, nous partons vers Dogubayazit en passant par des chutes (pas superbes mais rares dans cette région pauvre en eau) et par un très beau palace d’Ishak Pacha. Le Palace est niché sur les hauteurs de Dogubayazit et surplombe la vallée avec beaucoup de charme et de discrétion. L’intérieur est très beau et vaut la peine d’être visité.

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Cette journée est surtout marquée par les premières vues de l’Ararat. La première fois, de loin, ça nous parait incroyable, mais on ne réalise pas qu’on va le monter. Il est encore caché par les nuages et on ne voit pas sa base. C’est en se rapprochant qu’on découvre son immensité et que le terme ascension prend tout son sens. Mais la montagne est belle et nous attire. Le groupe n’est pas intimidé, au contraire. La vue de ce sommet nous donne un bon coup de pouce.

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Le soir, après les achats de nourriture et l’installation dans l’hôtel, nous allons manger dans un petit resto avec notre guide, Seki, et Metin. La soirée est agréable et le groupe continue à faire connaissance.

Lundi 17/08

La journée commence à l’hôtel avec une bonne douche froide. On se sait pas encore comment va se passer la journée mais nous savons que nous partons  de 2200m et montons jusqu’à 3200m pour le premier camp. Nous  récupérons le matériel et embarquons pour le village de départ.

L’ascension de la journée se résume finalement à 3 heures de marches en montant de manière assez raide à certains moments mais sans difficultés. L’ambiance du groupe est excellente. Nous ne pouvions espérer mieux. Se trouver dans un  groupe qui ne se connait pas est toujours un risque mais ça ne présente pas de problèmes cette fois-ci.

La journée s’est déroulée calmement avec l’arrivée au camp vers 12h00 et l’après-midi passée à discuter, lire, se promener et bruler au soleil.  Les vues sont magnifiques sur la vallée et sur le sommet qui nous parait tellement proche. La soirée est par contre très animée autour d’un bon repas suivi d’un loup garou plein de vivacité. Un bon moyen pour voir les gens tel qu’ils sont vraiment.

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La première nuit est bonne. L’altitude ne nous dérange pas encore.

Mardi 18/08

Anniversaire d’Augustin. Nous le lui fêtons mais pour directement rentrer à nouveau dans le projet. Aujourd’hui, nous montons à 4200m pour l’acclimatation. La montée est raide mais nous la réalisons facilement. Au 2ième camp, nous prenons notre temps mais avec Géraldine et Augustin, nous décidons de monter jusqu’au premier névé histoire de le toucher.

Une chute, rapide, sans appel, qui nous surprend tous. Une chute sur la neige ou les aspérités n’existent pas pour s’arrêter. C’est cette vision que nous avons en un instant. Un homme qui descend du sommet chute sur le névé pour s’écraser dans les pierres à sa base. L’image de ce corps qui dévale, tente de s’arrêter en plantant son bâton dans la neige, le bâton qui casse, le corps qui se tord, se retourne, saute sur les pierres et s’arrête comme une masse inerte. L’image est choquante mais nous n’avons pas le temps d’analyser la scène, elle est devant nous et nous devons réagir. Nous nous précipitons pour atteindre l’endroit de la chute finale en espérant que le corps ne soit plus sans vie. Pour l’instant, ce n’est qu’un corps, mais c’est en fait une personne comme nous, qui a grimpé le sommet. Je cours dans la rocaille en espérant arriver assez vite. Un flash de raison me reprend, je me mets en danger si je vais trop vite. Je ralenti l’allure et j’utilise mes bâtons pour m’équilibrer. En avançant plus assuré mais toujours avec une certaine vitesse, je vois le corps qui bouge, qui essaye de se relever. Cette image me rassure mais ne veut pas dire qu’il n’y a plus danger pour l’homme.

Je ne suis plus loin de l’endroit où il se trouve et je vois déjà d’autres hommes, montagnards, guides, qui se précipitent vers le même point. Nous ne sommes pas les seuls à l’avoir vu mais nous sommes les plus proches. J’arrive près de l’homme et je le vois bouger. Il s’agit d’un homme de la cinquantaine, dégarni mais avec quelques cheveux blancs.  La peau est mate et bronzée.  Je le touche, il me voit et me fixe. Il est sonné et son visage est en sang. Je lui parle mais il ne répond pas. Je ne connais pas sa langue. Sur un sommet pareil, nous rencontrons de nombreuses nationalités et il n’est pas toujours évident de communiquer. Une chute pareille ne facilite pas la conversation. Sa chute s’est arrêtée à 2m d’un vide de quelques mètres. S’il avait été moins bien reçu, s’il avait atterri quelques mètres plus à droite, il aurait pu tomber plus bas avec moins d’espoir de survie.

Je le maintiens au sol, couché, je regarde son visage mais il ne semble rien avoir de grave, de nombreuses blessures mais superficielles. Il me semble du moins. Le lui touche le bras et lui demande s’il a mal, ça à l’air d’aller. Ses jambes également. Son dos lui fait mal mais il peut bouger sans  trop de problèmes. Géraldine arrive à ce moment avec Augustin. Une troisième personne nous rejoint. Je lui demande s’il est guide, il me répond que oui. Ca me rassure. Nous l’auscultons, nous lui parlons, et le guide décide de le relever pour l’emmener. Il veut le prendre sur le dos pour le ramener au camp. Je suis perplexe sur le fait de le bouger mais vu son expérience, je décide plutôt de l’aider à le porter en le soutenant par l’épaule. Après quelques pas, l’homme se plaint et nous le recouchons. Plusieurs guides arrivent avec de l’aide, j’ai l’impression que tout le camp arrive pour voir ce qui se passe, pourtant, nous sommes encore à une centaine de mètres au dessus de celui-ci. Avec notre guide, nous lui nettoyons le visage et le soignons. Les autres arrivent à communiquer avec lui. Ses réponses sont encore vagues mais il semble retrouver ses esprits. Ses plaies au visage sont vite nettoyées et désinfectées. Nous l’auscultons à nouveau et ses membres sont ok. Son dos lui fait mal par contre.

Les gens s’attroupent et je propose que seuls les guides puissent s’en occuper et donnent les consignent. Je m’éloigne et je laisse cet homme que j’ai vu tomber au soin des autres. Je suis un peu dépassé et je préfère que les guides s’en occupent. 

Comme il y a beaucoup de monde autour, je décide de rentrer au camp. Je redescends avec Géraldine et Augustin. Ce dernier avait bien réagi en donnant des dextro energy à l’homme. C’est une excellente idée mais nous ne pouvons pas faire plus.

Arrivé au camp, nous expliquons ce qui est arrivé. Nous laissons le stress retomber et nous décidons de manger. Nous avons encore l’image de cette chute en tête et nous voyons le petit groupe de guides affairé autour du blessé. Finalement, ils ont construit un brancard pour le redescendre. Nous remontons avec Max et Jeremy pour aider à le porter, remplacer les gens qui sont fatigués. De retour au camp, l’homme est installé dans une tente et une femme médecin vient l’ausculter. L’homme est sauvé et n’a pas de grosses séquelles. Il redescendra plus tard à dos de cheval et sera emmené à l’hôpital pour sécurité.

Les dangers de la montagne sont réels. Il ne faut pas se tromper et trop d’assurance peut être un danger. Ce qui vient de se passer, même si aucun de nous n’est touché, démontre bien qu’un accident est vite arrivé. Nous sommes un peu choqués mais rassuré que l’homme s’en soit sorti. L’histoire aurait pu mal terminer. J’aurais pu trouver un homme mort, le crane fracassé. Cette image m’aurait hanté mais heureusement, ce n’est pas le cas. Je repense à ce dessin de Tanigushi dans le « sommet des dieux ». Deux montagnards qui sont entrainés dans leur chute mortelle. C’est le genre d’image qui marque les esprits et qui donne conscience des dangers de la montagne. Nous apprendrons plus tard que l’homme avait voulu descendre plus vite en glissant sur la neige. Voilà une faute qui est non seulement stupide mais qui peut avoir des conséquences sur les autres également.

La descente se passe mieux. Nous retournons tranquillement au 1ier camp et fêtons l’anniversaire d’Augustin avec une bouteille d’Arak qu’il a ramené du Liban. L’ambiance est à nouveau bonne et l’incident est oublié. La soirée se termine par des chants sous un ciel magnifiquement étoilé.

Mercredi 19/08

Veille de la grande ascension. Nous remontons au camp 2 pour y loger. La montée se déroule sans problèmes d’autant que nous l’avions fait la veille. Le 2ième camp est atteint en fin de matinée, 2h30 de marche, rien d’exceptionnel. C’est presque trop facile. Le reste de la journée est passée à lire et à ce reposer. La nuit précédente n’a pas été bonne et j’ai besoin de reprendre des forces avant la dernière montée pour atteindre le sommet. J’ai en tête les souvenirs de l’ascension du Kilimanjaro qui à été difficile du fait du peu de sommeil la veille. Je préfère me mettre en bonnes conditions cette fois-ci.

La journée se termine tôt. Le dîner est pris à 18h00 pour avoir le maximum de sommeil. Le groupe est assez détendu même si on ne sait pas très bien ce qui nous attend le lendemain. Finalement, à cause de la langue, nous n’avons pas reçu suffisamment d’explications du guide qui ne parle pas assez bien l’anglais. Heureusement que le groupe est sportif et que certains d’entre nous ont déjà une petite expérience de la montagne et de ce type d’ascension.

 Jeudi 20/08

Réveil à 1h00 du matin dans le froid et la nuit. Petit à petit, chacun sort de sa tente déjà équipé pour cette fameuse montée. La nuit est claire, pas trop de vent alors qu’il y en a eu beaucoup durant la nuit accompagnée de pluie. Nous appliquons le principe des trois couches, une couche proche du corps qui laisse respirer, une couche chaude type polar et une troisième couche coupe vent mais qui laisse respirer également. Ce système permet de ne pas être trop coincé dans ses habits tout en assurant une bonne protection. Le petit déjeuner est pris avec un peu de fatigue et dans un climat d’excitation et de légère appréhension…

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Derniers préparatifs avant le départ. On ajuste nos sous-gants, nos gants, on vérifie notre équipement, vérifie qu’on a suffisamment d’eau et de barres énergétiques,… 2h00, nous sommes partis !

La montée commence par une longue piste raide sur de la pierraille qui nous fait dépasser les premiers névés et nous amène à une altitude de 4700 avant de marcher sur les premières neiges. 3 groupes nous avaient précédés. Nous en rattrapons 2 après environ 2 heures de marche. Ca nous permet de fait un petit « scusi » en les dépassants pour faire plaisir à Chris (inside joke, sorry !). Le rythme du groupe est excellent et personne ne semble avoir de mal à monter. Je retrouve ce mélange de pur plaisir à grimper un sommet de nuit et dans le froid et l’incroyable question de savoir quelle folie nous a pris de vouloir quitter notre bon lit pour entreprendre cette ascension. C’est une question que je me poserai probablement encore souvent durant les prochains mois.

4h30, les premiers pas sur la neige sont entamés et nous apercevons le sommet au loin. Le ciel commence à s’éclaircir. Nous approchons des 5000m et le froid devient gênant pour les mains. Le guide ne nous fait pas mettre les crampons car estime que la neige est suffisamment bonne. De fait, nous avançons sans problèmes et nos chaussures s’accrochent bien à la neige. Le guide devrait par contre nous octroyer plus de pauses. Nous n’en avons fait que 2 jusqu’à maintenant et nous aurions besoin de plus boire et manger pour reprendre des forces. Mais la vision du sommet nous donne des ailes.

5h00, le sommet est devant nous. Nous marchons sur le glacier et dépassons une pique de glace. Le soleil va bientôt se lever et le ciel est tout-à-fait clair. Le groupe est toujours bon. L’excitation se fait plus forte mais nous continuons à avancer prudemment. Les pas sont plus lourds, l’altitude, la manque d’oxygène, le vent et le froid sont plus oppressants mais  ne nous retarde pas. On voit un groupe devant nous qui arrive au sommet. Ils ont l’air de laisser exploser leur joie. Ca nous donne la volonté de continuer à fond. La dernière montée est un peu plus raide mais surtout rendue difficile par un vent assez fort qui est face à nous dans les derniers mètres.

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5h30,  le sommet est atteint !!! 5165m au dessus du niveau de la mer. La joie déborde, on s’embrasse, on se félicite, on se remercie. Ce n’est plus l’excitation du projet mais la joie et l’émotion d’avoir réussi. Nous y sommes tous arrivés après 3 jours de montée progressive. L’ascension nous aura pris 3h30, ce qui est mieux qu’espéré. C’est à ce moment que le soleil daigne nous éclairer. Le lever du soleil est d’autant plus beau que nous sommes au sommet de la montagne et que la vue est magnifique. La fatigue n’a plus d’importance, nous avons réussi. Après une bonne séance de photos, nous redescendons. Nous ne sommes restés que 10 minutes au sommet mais le froid et le vent nous commandent de redescendre.

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La descente est presque plus difficile que la montée. Nous avons encore l’ivresse du sommet et la baisse d’altitude couplée à un vent plus modéré rend les conditions meilleures. Toutefois, on doit être prudent. Un accident est vite arrivé et nous devons assurer nos pas sur un sol glissant et parfois dérobant. L’image de cette chute de l’avant-veille est encore présente. La descente nous prend 2h30 et nous sommes ravis de retrouver le campement. Un bon thé et une bonne sieste sont notre récompense immédiate.

A 10h00, nous replions bagage et descendons dans la vallée. La journée est longue car nous devons encore descendre 2000m avant de rejoindre le village où nous sommes attendus. La journée est belle mais nous avons juste envie d’arriver en bas. La descente fait partie de l’ascension mais n’est pas toujours la plus belle partie. Les discussions vont quand même bon train.

Le soir, nous nous retrouvons au restaurant à fêter notre ascension. Le groupe ne se connaissait pas voici 5 jours et nous voilà réuni après une belle équipée. C’est un moment fort que nous retiendrons longtemps.

 Vendredi 21/08

La journée n’est pas de tout repos car nous avons décidé d’aller visiter Ani, une ancienne capitale arménienne au Nord Ouest de l’Ararat. Beaucoup de route mais pour une visite magnifique. Il s’agit de ruines peu mises en valeur mais dont la beauté est particulière. Il y a principalement des églises avec quelques fresques encore visibles, des murs d’enceintes à moitié écroulés, un palais mal restauré et quelques plans de maisons ou autres bâtiments. Plus que les ruines, c’est le site qui nous captive. Cette ancienne ville se trouve à la frontière avec l’Arménie et nous voyons les miradors de l’autre côté de la frontière qui est marquée par le vallon d’une rivière. Historiquement, ce lieu est intéressant et, malgré la route, nous sommes tous heureux d’avoir pu le visiter.

Le soir, nous retournons à Van. Le périple est terminé et nous retournons le lendemain sur Istanbul pour une dernière soirée avant le départ de chacun. C’est une belle expérience que nous avons vécue.

Posted by: vincboon | August 16, 2009

Premières photos

Je profite d’un bref accès sur le net pour mettre quelques photos de ces 2 premières journées:

Haya Sofia:

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Premier diner sur notre terrasse avec vue sur Haya Sofia et la Mosquée Bleue. Voici déjà une partie de l’équipe pour l’Ararat…

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La mosquée Bleue:

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Ceci donne un petit aperçu de la splendeur de cette ville!

Posted by: vincboon | August 15, 2009

Premier jour : Istanbul

Nous sommes arrivés hier PM à Istambul. La ville est magnifique, comme dans mes souvenirs!

La ville est incroyable par son histoire et la richesse de ses monuments. Un petıt diner en haut d’une terrasse avec vue sur Haya Sofia et la Grande Mosqué bleue termine une journée déjà bien chargée. Le soir, Max de Coster nous rejoint. Michel arrive aujourd’hui, Jérémy et Augustin seront là demain. Le groupe sera complet pour la première semaine.

J’aı un peu de mal á m’habituer aux claviers turcs. Je vais tenter de reprendre mon ordi pour préparer mes messages.

Avant de continuer, je voulais encore remercier Olivier Beaujean pour son aide dans la création de mon blog et ses conseils avisés. Je n’aı pas fait tout ce qu’il me conseillait, mais presque… Son site vaut la peine pour ceux qui ont besoin de conseils en communication orienté Web : www.cleverwood.be.

Nous partons demain pour monter l’Ararat. Le sommet devrait être grimpé en 5 jours. 5165 m au sommet, le premier défi du périple. Vous trouverez quelques infos sur http://en.wikipedia.org/wiki/Mount_Ararat La découverte de l’Arche de Noé est le petit plus de l’ascension.

Merci à tous pour vos messages et au plaisir de vous envoyer encore des nouvelles ou de recevoır des vôtres!

Posted by: vincboon | August 14, 2009

Quelques pensées

Le départ est prévu dans quelques heures. Je  prendrai l’avion jusqu’Istanbul…

Istanbul est particulièrement belle. Nous l’avions visité voici quelques années et j’en ai de très bons souvenirs. J’aurai l’occasion de la revoir quelques fois ces prochaines semaines. J’en profiterai.

Avant de partir, j’aimerais faire un petit clin d’oeil à mes “anciens” collègues. Juste leur montrer que leur attention ne fut pas inutile. J’ai réussi à transformer un beau vélo miniature en super compteur kilométrique avec altimètre, chronomètre, thermomètre,… Voici certainement un objet important pour me situer et suivre mon parcours.

SNV30059   =>  SNV30070

On remarquera qu’il a déjà servi pour rouler quelques 412 kms presque sans tomber…

Encore un tout grand merci également pour les bouteilles de vin!!! Je les garde pour le retour!

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